Catégories d'archives: 2015 08 05 Chine Pékin

 Mardi 21 juillet Jour 122   Datong – Beijing

Le paysage se fait un peu plus sec en début de parcours, mais l’atmosphère se voile progressivement et nous devrons allumer nos veilleuses dès 15h, à l’approche de Beijing, tant l’air s’est épaissi des fumées des usines et de la circulation, alors que nous franchissons une ligne de crêtes, suivie d’une descente brutale vers la plaine où s’étend la mégapole. L’autoroute G6 qui y conduit est limitée en hauteur. Nous emprunterons donc la G7 sur une trentaine de km, une contournante réservée aux poids lourds où la conduite n’est pas triste, puis par un court crochet sur de petites routes, récupèrerons la G6 au-delà des gabarits qui en interdisent l’accès aux poids lourds

Nous atteignons le 5° périphérique, qui nous permet de gagner le parc olympique où il est prévu de s’installer. Mauvaise préparation de l’agence, on ne peut y passer la nuit et nous attendrons deux heures devant l’entrée que Yang et le patron de l’agence de Beijing aient trouvé une solution de rechange, à 7km de là, entre le 5° et le 6° périphérique, le plus éloigné du centre ville. Il nous faudra 30mn de métro , chaque matin, pour nous y rendre, ce qui nous parait satisfaisant compte tenu du gigantisme de cette capitale 

Parking Huaqing Spa Hôtel

N 40° 03’ 22.7’’     E 116° 24’ 39.3’’

Altitude 31m

Km 383   Total 24057 

Du Mercredi 22 juillet au dimanche 26 juillet.   Jours 123  à 127 . Beijing

Notre première visite sera pour le temple des Lamas, le Yonghe gong, édifié au XVII° et converti en lamaserie tibétaine en 1744. Nous y retrouverons les magnifiques moulins à prière en soie qui ornaient la grande salle du monastère de Labrang. Nous aurions aimé en ramener un !

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Un des bâtiments du temple abrite un Bouddha du futur de 17m de haut taillé dans une seule pièce de bois! 

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Comme partout, et quelque soit la couleur du vernis des tuiles, les faitières sont ornées d’un chapelet de personnages, toujours impair, avec à l’arrière toujours une tête de  dragon, et en figure de proue un cavalier. Ils sont là pour attirer la pluie et, ce faisant, protéger le bâtiment des incendies.

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Très fréquenté, les fidèles y font preuve d’une profonde ferveur en se prosternant devant chaque autel,  dans la fumée des bâtonnets d’encens.

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Puis nous ferons l’ascension ( !!) des raides escaliers des Tours du tambour et de la cloche qui, comme à X’ian, se font face et rythmaient la vie de la cité, et constaterons que si les chinois mangent à n’importe quelle heure, ils peuvent aussi dormir n’importe où, et n’importe quand. 

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Cela nous rappellera la vendeuse de supermarché  à Kashgar, dormant accoudée à son étal de poisson séché.

Fin de journée avec tour du lac , soyons fous, en rickshaw . Ballade dans les hutong , ruelles traditionnelles dont quelques unes ont été rénovées et abritent aujourd’hui galeristes et antiquaires, les autres en l’état avec leurs maisons de familles aisées, les siheyuan, cour ombragée encadrée de bâtiments à un étage.

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Ensuite on rentre dans le dur : Place Tian’an men et Cité interdite. La 1°, qui évoque tant d’évènements, de la proclamation de la République populaire en 1949 au drame de 1989, est un lieu de visites mémorielles puisqu’elle abrite en son centre le mausolée de Mao encadré de ses sculptures du plus pur style réalisto prolétarien.

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Elle est surtout devenue un lieu de promenade familiale et fait partie des passages obligés pour les chinois visitant la capitale, comme pour les quelques touristes occidentaux que nous croiserons.

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Elle est bordée à l’ouest par le très stalinien Palais de l’Assemblée du peuple, à l’est par le non moins stal Musée national de Chine, au sud par les deux seules portes subsistant des murailles de Pékin et au nord par la porte Tian’an men donnant accès à la cité interdite, ornée d’un portrait du Grand Timonier.

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Sous un soleil de plomb, nous ferons la queue parmi les milliers de visiteurs qui franchissent cette porte pour déambuler entre les bâtiments, qui ne se visitent pas, de ce gigantesque palais achevé en 1420 d’où 24 empereurs gouvernèrent la Chine pendant 500 ans. De la Porte de l’Harmonie suprême au Palais de l’Harmonie suprême ( que d’harmonies …), nous nous promènerons dans les diverses cours avec en tête les scènes du « Dernier Empereur » et en repensant à celui qui, dernier des Qing déposé par la révolution de Sun Yat Sen, finit sa vie comme jardinier à Pékin.

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De la colline du parc Jing Shang, situé au nord du Palais, qui lui était rattaché pour le privilège des empereurs, et où se pendit le dernier des Ming, l’empereur Chongzhen à l’approche d’une armée rebelle en 1644, vue magnifique, quoique voilée, de la Cité interdite. 

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Du Mercredi 22 juillet au dimanche 26 juillet.   Jours 123  à 127.  Pékin

Début de matinée dans le parc du Temple du Ciel, le Tian tan, où nous assisterons au spectacle extraordinaire, et d’une ampleur qui dépasse de très loin ce que nous avions vu à Shanghai, de personnes de tous âges venus y pratiquer leur loisirs favoris : Musculation et assouplissements pour les plus sportifs, danses de salon pour d’autres, cartes ou dominos, voire tricot et crochet pour les seniors,  jeux d’adresse divers et variés pour tous.

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Agnès sera même invitée à montrer ses talents au diabolo…

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La Chine est peuplée de gens sociables, sportifs et ludiques et, semble t il, peu intéressés par la télévision. Il est vrai que les programmes que nous avons zappés dans les quelques chambres d’hôtel que nous avons fréquentées se résumaient à des films karaté ou sur la guerre russo japonaise. Quant aux jeunes générations, l’avenir dira si elles parviennent à sortir le nez de leur smartphone.

Nous serons émus par, et devrons quitter à regret, une chorale de grand talent interprétant avec entrain des chants dont, malheureusement personne ne saura nous dire l’inspiration. Plus loin, des musiciens plus solitaires s’adonnent à leur instrument sans se préoccuper du voisinage. Ici, c’est la fête de la musique tous les jours.

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Puis visite du Temple, dont la fonction était d’abriter l’ensemble des rituels, y compris sacrificiels, pratiqués par l’Empereur au solstice d’hiver, pour obtenir la protection des dieux et garantir les conditions climatiques favorables aux récoltes. Ce rôle d’intercession entre la masse et les dieux s’est très souvent retrouvé dans les apanages des souverains, quelque soit la partie du monde où ils régnaient. Pas négligeable pour assurer le pouvoir ! Quand Elizabeth, encore chef de l’Eglise anglicane, même si elle n’en fait pas grand-chose, renoncera t elle à ce rôle ? Sûrement pas avant la fin de la monarchie. Mais ne nous égarons pas…

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Avant les séances de shopping, nous terminerons nos visites par le Palais d’été, en réalité un immense parc de 290 ha dont près de 90% occupés par des lacs, lieu de villégiature sous les Qing qui fuyaient la chaleur estivale. Des statues de créatures mythiques, arborant tous les symboles de la dignité impériale en ornent les jardins et la régente Cixi préfèrera y faire bâtir un bateau de marbre plutôt que d’armer des navires pour sa flotte.

De nombreuses pancartes, en particulier à l’entrée du temple et de la galerie couverte de 750 m de long joignant, en bordure de lac, les divers bâtiments, y rappellent qu’ils furent incendiés par les troupes anglo-françaises lors de la guerre de l’opium de 1860. Devant ces pancartes nous faisons profil bas, ce qui n’est guère difficile, les chinois étant bien plus bruyants que nous.

Nous quitterons le Palais d’été en gravissant les volées de marches qui mènent à la pagode, qui contient, sans surprise, une statue de Bouddha.

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Changement d’époque avec un passage au stade olympique, puis retour à la tradition lorsque nous clôturerons notre séjour à Beijing par un canard laqué, offert par l’agence. Royal le canard , en fait deux pièces maitresses d’un festin d’une douzaine de plats où chacun se rassasiera en fonction de sa faim, mais surtout de sa dextérité aux baguettes!

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