Jeudi 26 – lundi 30 octobre

Réveil le matin amarrés à un des nombreux quais qui bordent l’Elbe. D’après Davide, qui a veillé tard, la manœuvre, demi-tour puis marche arrière, a été  laborieuse. Nous, en confiance, nous dormions….

Autorisation accordée, nous pouvons aller à terre ! Déjà un sentiment de libération, cela ne fait pourtant pas encore une semaine à bord … Mais avant, il faut déplacer le Ford pour faire de la place aux véhicules qui vont être embarqués.

Davide, bilingue, est précieux. Navette pour sortir du port, taxi, tout est réglé en quelques minutes. Centre ville magnifique, mais les bistrots ouvrent tard et il faut chercher le café ouvert, pas tant pour l’  « esspresso », à bord nous n’étions pas en manque, mais pour la connexion internet.

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Pour déjeuner, l’ « Europa center », belle galerie commerciale, fera l’affaire. Largement pourvue en restaurants, nous y choisirons, natürlich, un vietnamien… Pour un allemand typique, il aurait fallu marcher, et, pour le moment,  on n’est pas suffisamment motivés.

Priska, une amie de Davide, qui semble en avoir dans chaque port, nous rejoint alors et nous fait visiter le quartier des anciens entrepôts maritimes, où la salle du philarmonique, phare de cette belle rénovation, domine les quais. Du dernier étage, très belle vue sur les docks, on y distingue même le Grande America, à travers la forêt de grues.

 

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Contrairement au déjeuner, nous serons alors très motivés pour parcourir près de 3 km sur les quais et atterrir dans la brasserie qui marque l’entrée de l’ancien tunnel sous l’Elbe. Dans les arômes de chou et de viandes fumées, nous  y apprécierons la bière locale. Trop tôt hélas pour la choucroute…

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Retour à bord avant 19h, le second a été clair ! Nous y serons pour le repas et l’occasion de  faire connaissance avec nos nouveaux voisins de cabine.

Ils seront 7, deux couples allemands, de plus de 75 ans, qui ont chacun 4 ou 5 traversées au compteur, l’un avec un Iveco 4×4, l’autre un camion Mercédes 4×4, un couple de suisses allemands avec une cellule Azalai sur un Defender, et enfin Manfred, du Lienchenstein, qui fait la traversée seul, avec son camping car. Davide aura un très gros boulot pour assurer les traductions, leur anglais est assez laborieux et, à table, l’allemand dominera.

Nous quittons tard Hambourg et ses lumières, la descente de l’estuaire de l’Elbe prendra une partie de la nuit, puis nous longerons les côtes hollandaises, et toujours des éoliennes.

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Puis les côtes belges, le Pas de Calais, la Normandie avant de contourner le  Finistère, trop loin pour apercevoir la côte. Un petit salut au passage à Corinne et Jean François, à Camaret. Faute d’escale à Bilbao, nous ne nous engagerons pas dans le golfe de Gascogne et contournerons la pointe espagnole au niveau de La Corogne.

Après le diner, soirées diapo, nos grands voyageurs ont chacun des DVD sur leurs voyages en Amérique du sud. Le texte est en Allemand, non sous titré, mais les images, superbes, suffisent à nous convaincre de ce qu’il ne faut pas rater. Nous apprendrons que le couple voyageant avec le camion, les Süss, dirigeait, avant de la vendre, une entreprise familiale spécialisée dans la production des « Mobile Süss », des camping car PL 4×4, sur porteurs MAN ou Mercédès naturellement. Plus de 75 sont sur les routes aujourd’hui. De nos conversations cependant, nous sortirons confortés dans notre décision de revenir à un véhicule plus léger : Avec leur camion, ils ne vont quasiment jamais dans les villes et, pour voyager en Europe, ils utilisent un fourgon de moins de 3t5…

 

Les journées se succèdent dans la routine , repas, salle de sport, séance de marche, scrabble, espagnol, lecture. Pour la marche sur le pont, pas aussi simple qu’il n’y parait : Il faut choisir le côté ensoleillé, sinon les tôles encore humides, sont traitresses. De plus la zone à l’arrière de la cheminée est toujours grasse, malgré les nettoyages au karcher. Il faut enfin tenir compte du vent, pour éviter, autant que possible, l’alternance des odeurs de poisson en passant devant les évents de la cuisine, ou celle, écœurante, de l’huile chaude de la salle des machines. Belle gestion des contraintes…

La monotonie est rompue, dimanche par un exercice d’évacuation. Tout l’équipage, sous les ordres du second, effectue une manœuvre d’incendie, quant à nous, sous la férule d’Alfredo qui a quitté sa veste de serveur, nous nous équipons avant d’être guidés vers un des canots de sauvetage.

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Engoncés dans les gilets, bien difficile de se brêler sur les sièges. Qu’est ce que ça serait si en plus nous avions dû revêtir les combinaisons de survie dont chacun est pourvu, secoués comme dans un shaker par une mer démontée ? Mission impossible…

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Le canot est équipé de rations pour 40 personnes et 30 jours de mer, le moteur a démarré au quart de tour, on est donc rassurés et quittons l’engin avec plaisir.

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Lundi, vers 15h, nous embarquerons le pilote pour entrer dans le port de Setubal, au sud de Lisbonne. Le temps est doux, on est en liquette sur  Nous mettons la pression sur Alfredo, notre « go between » avec le second, pour pouvoir descendre, l’escale sera courte car nous repartirons en soirée.

6 commentaires pour “2017 10 30 Hambourg

  1. Clémentine et Paul le 30 octobre 2017 à 21 h 25 min a posté:

    Trop tôt pour une choucroute mais pas pour une bière?

    On est déçus de ne pas vous voir avec la combinaison de survie, ça aurait complété le look!

    On est contents de pouvoir encore vous lire (et vous entendre) régulièrement.

    Des bisous de nous 2 et de vos 2 petites filles.

  2. les Bonnet le 31 octobre 2017 à 8 h 46 min a posté:

    Encore un magnifique voyage en perspective, de très belles photos , des écrits fantastiques qui nous font voyager aussi , merci à très bientôt .Profitez

  3. francois groll le 31 octobre 2017 à 19 h 15 min a posté:

    Ein prosit der gemutlichkeit
    A chanter avec vos amis germains en eclusant quelques chopines.
    Kusse
    Josette et Francois

  4. Jocelyne et Michel le 1 novembre 2017 à 15 h 50 min a posté:

    Nous attendons toujours avec impatience de vos nouvelles.
    Mamie souhaite que vous lui rameniez des recettes italiennes.

    Son adaptation à Montpellier se fait bien. Elle participe aux activités.
    On va lui faire un itinéraire de votre voyage pour qu’elle puisse vous suivre.

    On vous embrasse, profitez bien.

    Mamie, Jo, Michel

  5. Sylvie et Thierry le 2 novembre 2017 à 22 h 33 min a posté:

    Bonjour les Voyageurs
    On est content d’avoir de vos nouvelles rt de vous suivre
    A bientot on vous embrasse

  6. Le Moing le 11 novembre 2017 à 16 h 43 min a posté:

    De nouvelles aventures passionnantes comme d’hab’, qui commencent en effet par un itinéraire capricieux. Le principal étant quand même que vous arriviez à bon port. Merci pour le salut au passage devant Camaret en mer d’Iroise, on ne vous a pas vus, mais la visi était très mauvaise, un peu comme aujourd’hui, avec 35 noeuds de vent et de la pluie !! Je me demandais si les commandants continuent toujours à calculer leur position au sextant quand ils font de grandes traversées ou s’ils se fient entièrement aux satellites et autres modernités. On vous souhaite une traversée paisible et on a hâte de vous lire.
    Bises
    Jean-françois et corinne

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