Les éditions 18-01-10 Chili/ Carretera austral- Villa O’Higgins (les glaciers vus du ciel) et 18-01-22 Chili/Chiloe ont été remises à jour pour permettre le zoom sur les photos. Toutes les éditions qui posaient problème sont maintenant corrigées.

Lundi 5 février . Jour 74

Route nord, dans un environnement aride, puis halte à Pismanta, et sa chapelle dos Arcangos, construite en adobe en 1650.

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Puis passage à Rodeo, et son lac artificiel censé être le paradis des kyte surfers et véliplanchistes. Ils doivent faire la sieste et attendre que le vent se lève, le lac est bien vide.

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On souffle un peu à  San José de Rachal à l’ombre des eucalyptus du camping municipal.

Dans ces petites oasis, on se demande ce qui retient les habitants… Peut être un cocon dans ces étendues inhospitalières, où l’absence de perspectives ailleurs.

Nous ferons un détour, par un beau raidillon, jusqu’au mirador de la Cuesta de Huaco pour y admirer le point de vue, il en vaut la peine.

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Puis de nouveau cap au nord par la route 150 vers le parc Ischigualasto. La route, dans un environnement semi désertique, franchit des lignes de crêtes parallèles par des cols entre 1500 et 2500m, puis traverse d’immenses plateaux avec des lignes droites de près de 20km, avant d’attaquer la ligne de crête suivante.  Longue montée en fin de journée vers le parc, sur une excellente route.

Le parking à l’entrée du centre de visiteurs est en rénovation et on ne peut s’y garer. A l’accueil, un employé nous confirme qu’on ne peut dormir dans le parc mais qu’il y a un endroit convenable à 7km. On s’y rend, et réalise qu’il s’est foutu de nous : à 7km, c’est le panneau signalant l’entrée du parc, et aucun stationnement possible. Monsieur est tranquille, on n’est plus dans le parc et on n’a qu’à se débrouiller (version light..) On poursuit, furieux, car la journée a été longue, trouve enfin un embranchement et nous y installons.

Bivouac à 8km au nord du parc, près de l’entrée d’un chemin fermé d’une barrière.

355km Total 14423

S 30° 11’ 36.1’’   W 67° 46’ 10.5’’ Altitude 1500m

22°/40°

Mardi 6 février Jour 75

La particularité de ce parc est qu’il se visite en convoi, un ranger dans le premier véhicule qui commentera les points d’intérêt à chacune des 5 haltes. Nous serons accompagnés de quatres berlines, d’un pick up et d’un camion autrichien, le conducteur, par ailleurs un peu malotru, voyage seul. Très beau circuit dans un paysage sauvage et d’une grande beauté, riche de curiosités géologiques, comme ces nodules qui se formèrent dans un point bas du lac qui existait à cet endroit, avant que les mouvements tectoniques ne les fassent émerger lors de la disparition du lac, au moment du soulèvement des cordons andins.

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Dans ce monde minéral, la vie est quand même là, c’est le moment de la floraison des cactus.

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Le circuit  se termine par une visite du petit  musée qui porte le nom du paléontologue américain qui consacra sa vie à l’exploration de la région. Ce musée est construit autour de deux fossiles d’animaux datant de 250 millions d’années…

Nous quittons Ischigualasto après le déjeuner  pour le Parc National de Talampaya. Avec le Parc des glaciers et celui de chutes d’ Iguasu, c’est le 3° par national argentin classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On y trouve à l’entrée le beau petit complexe touristique Huyara Huasi, qui comme tout le parc, est sous concession privée. En résulte un prix élevé pour la visite  du canyon  qui en fait l’attrait, en bus : 75€ pour 2 avec l’entrée dans le parc. Et à ce prix, pas de wifi, mais le camping est  bien équipé, et pas cher, 7€ pour 2, ça compense un peu. On y passera l’après midi, malgré l’absence d’arbres, donc d’ombre,  visite demain..

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S 29° 47’ 03.5’’  W 67° 59’ 38.3’’

Km 130 Total 14553

22/38°

Mercredi 7 février jour 76

Canyon superbe, exceptionnel, j’espère que les photos en témoigneront, mais le « chemin des dinosaures », avec ses maquettes  à l’entrée du parc est un peu ringard. Au pied des falaises, des pétroglyphes réalisés par des peuplades précolombiennes.

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L’exploitant a-t-il honte de ses tarifs ? Il tente de compenser avec un petit rafraichissement.

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Agnès, quant à elle, se taillera un joli succès en « brumisant » tous les passagers, guide compris, pour les rafraichir. Ils n’avaient jamais vu ça…

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On reprend la route après le repas, vers Villa Union. Nous souhaitons faire une excursion à Laguna brava dont le Michelin indique que la piste est dangereuse. Nous aurons ici beaucoup de difficultés, dans une chaleur de four, d’abord pour trouver l’agence Runacay , qui s’avère fermée, ensuite pour joindre le responsable, grâce à un point d’info,  responsable qui n’ouvrira son agence qu’à 18h30. Quant aux supermarchés, il faut les oublier, pas de viandes, peu de légumes et, dans l’un d’eux, le couvercle du comptoir de la charcuterie est remplacé par un plastique, tout est rafraichi au ventilateur et commence à prendre des couleurs intéressantes. On mangera des sardines…

Bivouac au camping en bordure de la station YPF

S 29° 19’ 38.0’’  W 68° 13’ 40.2’’

Altitude 1250m 22/38°

Km 81 Total 14634

Jeudi 8 février Jour 77

Un guide, dans un pick up Toyota vient nous récupérer à 8h30, nous ferons finalement cette excursion en compagnie d’une étudiante de Buenos Aires. 150km de routes droites avant d’attaquer la montée par une piste qui suit les méandres du rio et ne se révèlera pas aussi difficile qu’annoncée.

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Et, pour ceux qui ne croient pas aux dinosaures, il en reste des traces, bien visibles en bord de piste…

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Sorti des gorges, et en vue des sommets, le paysage  est somptueux.

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S’y  abritent des vigognes,  plus craintifs ou moins habitués aux hommes que les guanacos, et les pumas qui s’en nourrissent. Mais on ne verra pas les pumas…

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Cette piste était le chemin emprunté par les troupeaux pour la vente du bétail au Chili. On y trouve encore les refuges de pierre pour cette transhumance, et leurs parcs à bestiaux, jusque sur le plateau.

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A 4200m, s’étale la « Laguna brava, vaste lac salé de 18km sur 3,  où prospèrent les flamands roses.

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Au retour, petite incompréhension avec le guide  sur le prix de la prestation et le cours de l’Euro, par rapport à ce qu’avait annoncé l’agence : Comme quoi, avec les intermédiaires, mieux vaut un écrit…

Bivouac inchangé et deuxième déception. Le pépé qui garde le  « camping » nous garantit que l’alimentation électrique fonctionnera à la tombée de la nuit et disparait, pourboire en poche. Fume…. C’est la station YPF qui est censée alimenter, on m’y confirmera que ça ne fonctionne pas.

 

Vendredi 9 février Jour 78

Nous interrompons notre remontée vers le nord pour d’abord prendre  la direction  Chile Cito, puis nous engager dans la Cuesta de Miranda. Pas le chemin le plus direct jusqu’à  Cordoba, que nous avons finalement décidé de visiter, justifiant ce retour vers le sud. On dit en effet que c’est une des villes les plus agréables d’Argentine, ça aurait été dommage de la laisser de côté.

Belle route, en effet, mais cette « cuesta », une gorge encaissée, ne valait pas le détour. On débouche alors dans la plaine de la Rioja au niveau de Patquila , pour longer des  milliers d’ha d’oliviers,  qui bordent la route s’étirant rectiligne sur plus de 200km.

Halte pour réappro à à Mina Clavero, puis nous cherchons la route pour La Quebrada del Condorito, parc national où nous espérons observer des condors. 2 options, une route goudronnée, plus longue, et la route provinciale N° 14. Commence alors un chemin de croix d‘une heure et demi de sur le « Camino del pelgrino », route étroite autrefois goudronnée, aujourd’hui simple chemin, zébré de ravines et semé de rocailles, dont on gravira les 1000 m de dénivelé quasiment tout en première. 1h ½ donc pour 24km… Belle fin de journée, surtout quand on comprendra que ce « raccourci » ne nous a pas fait gagner plus de 20km..

Un bout de goudron, enfin et on franchit la porte du parc à 20h00. 100 m après, nous croisons le ranger qui vient fermer le portail…Ouf…. Il nous indiquera où passer la nuit, devant le centre de visiteurs. Nous y serons seuls, pour une nuit qui s’annonçait tranquille mais où un bel orage nous tiendra longtemps éveillés.

Km 588  Total   15222

S 31° 37’ 29.2’’  W 64° 42’ 31.2’’

Altitude 1950m

Samedi 10 février. Jour 79

Le ciel se dégage en début de matinée, et nous accueillons la fraicheur, 12 °, avec plaisir. 1h 30 de marche facile, dans un paysage qui ressemble aux Highlands écossais,  puis 30mn de descente bien raide pour gagner le « balcon nord », petite plate forme à flanc de falaise, point d’observation de « l’école de l’air » des condors.

Cet oiseau, emblématique des Andes, qui peut atteindre une envergure de 3m et vivre jusqu’à 60 ans, niche dans des falaises, où l’on peut repérer ses fientes, sans distinguer les nids. Ses petits  ne perdront leur plumage marron pour revêtir la belle livrée noir et blanc des adultes qu’à l’âge de 6ans. Jusque là, c’est l’apprentissage du vol. Il se fait  dans cette gorge, et nous aurons la chance d ‘y voir un couple, suivi d’un petit, y enchainer les 360° dans les thermiques, alors que d’autres adultes isolés planent sur les hauteurs. Ne cherchez pas le petit sur la 1° photo, il est en tenue camouflée..

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Et par deux fois, surgissant dans notre dos, l’un d’entre eux, curieux sans doute, ou espiègle, nous survolera, deux  mètres au dessus de nos têtes. 3 m d’envergure, aussi près, c’est très grand….

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Heureusement pour l’espèce, ces oiseaux qui furent beaucoup chassés par les peuples pastoraux qui craignaient pour leurs troupeaux, alors qu’ils sont exclusivement charognards, sont aujourd’hui protégés.

Fatigués par notre nuit, et par la marche, nous n’irons pas jusqu’à Cordoba mais ferons halte au camping El Bigua, à Alta Gracia. En perdant 1000m, on regagne 13° de température, mais il y a une piscine…

S 31° 39’ 21.9’’   W 64° 23’ 27.9’’

Km 65 Total  15288

4 commentaires pour “2018-02-12 Argentine. El condor pasa..

  1. Josette & Joël le 13 février 2018 à 15 h 55 min a posté:

    Holà vous deux…
    Un message de Agnès et Patrice, vite, je laisse pinceaux et peinture et j’attrape la souris… Quel plaisir à nouveau !
    Quelles photos, même s’il me « semble en reconnaître certaines », c’est tant mieux et nous en sommes ravis, nous avons apprécié les mêmes endroits !
    Merci encore et à bientôt.
    Bisous

  2. Jean-François et Corinne le 13 février 2018 à 16 h 50 min a posté:

    Merci pour ces très belles photos qui rendent tout à fait justice aux paysages époustouflants que vous rencontrez ! Ces grosses boules me rappellent les ‘boulders’ vus en Australie, au bord de l’Océan, qui pouvaient faire un bon mètre de diamètre ! Il y a peu vous étiez encore dans le froid, vous voici maintenant à vous brumiser contre la chaleur ambiante ! A voir certains paysages on se demande qui pouvait bien arriver à survivre dans un tel environnement. Belle continuation et bises à vous.

  3. Francois le 14 février 2018 à 15 h 04 min a posté:

    Salut les amoureux
    Avant de lire le texte, la photo prise après celle du bar ambulant, (que j’avais confondu avec une baraque à frites), m’a intrigué :
    1) la dame qui hydrate les réfugiés climatiques fait partie de quelle ONG. Merci de m’en donner les coordonnées pour un don défiscalisé.
    2) À moins que ce ne soit une ambassadrice de l’inventivité et du savoir faire français (que le monde nous envie) démontrant que la French Douche ça n’est pas qu’ Ushaia,
    3) ou encore inspirée par ce qu’elle a vu et intégré à Valparaiso, on découvre une talentueuse graffeuse-performeuse s’apprétant à badigeonner quelques passants égarés dans le désert argentin.

    Merci pour les photos de ces superbes condors : ça nous change de ceux qui nous cernent ici , mais qui sont faits de métaux assurément moins nobles.

    Bonne Saint Valentin
    Josette et François

  4. Virginie le 16 février 2018 à 10 h 36 min a posté:

    Coucou Agnès et Patrice
    C’est un régal de suivre vos péripéties, magnifiques photos!
    Quelle joie d’ être retraité quand même -)))
    Toute la pharmacie Azurea est fan!!!!! Vous faites naître des vocations!
    Grosses bises
    Virginie Groll

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